Revue de presse

station service 2015217

Ils ont chroniqué les Manson’s Child : Les Inrockuptibles, Rock&Folk, ZUT,  Magic !, D Side, Rock Sounds, Station Service, Novö, Abus Dangereux, Poly, l’Indic, Subcultur, Intro, Nouvelle Vague, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Alsace +  webzines + Fanzines

Chroniques ALBUM SUMMER 2014

MAGIC Rpm Juin 2014 Chronik Forum177

Signé H.M

Signé H.M

POLY juin 2014DNA 24 avril 2014

L'Alsace 25 avril 2014zut 2014

Chronique par François- Marc Darkglobe Septembre 2014

La nouvelle est peut-être passée inaperçue dans l’Hexagone mais le tristement célèbre criminel Charles Manson a l’intention de se remarier prochainement. Lorsque l’on sait que le vieux salopard a dépassé les soixante-dix-neuf balais et que sa (sans aucun doute profondément dérangée ou désespérément à la recherche de son quart d’heure médiatique) promise dépasse à peine les vingt-six, il devient évident que la vie se tortille parfois dans des circonvolutions particulièrement tordues. Mais tristement pas au point d’avoir l’idée d’inviter le quatuor de Colmar, Manson’s Child, aux noces du sinistre papy; ce qui aurait quand même eu de la gueule et aurait été un évènement autrement plus drôle. Si la période d’emprisonnement de leur père fictif dépasse encore allègrement l’existence du quatuor, cette dernière a tout de même débuté voici plus de vingt ans. Le groupe continue d’ailleurs à envoyer des cartes postales musicales avec une régularité plutôt exemplaire dont une récente intitulée Summer que la pochette en clin d’oeil à Sarah Records résume juste en partie.
Car c’est surtout le titre éponyme de l’album en ouverture qui rassemble les plus jolis arguments twee du groupe: une saveur bien rosbeef au refrain accrocheur encadré par des choeurs très poppy. De sa naissance dans les années quatre-vingt-dix, Manson’s Child a gardé sous ses pédales d’effets (l’excellent « The Way ») et ses claviers une sympathique collection de vinyles de Stereolab. Il a aussi conservé la voix un peu crâneuse et franchouillarde des groupes français de l’époque comme Welcome to Julian, les Little Rabbits (première mouture) ou The Drift. Mais le voyage musical s’avance tranquillement plus loin: des oeillades amoureuses sont jetées à un post punk des années quatre vingt doucement nerveux (« X Ray Stopped You ») ou bien s’affranchissant des mélodies (« Take a Trip », « My Party », « No Flag »). Le cinématographique « Gnoz » paie ses respects à New Order avec sa basse tout à fait hookyenne et ses rythmiques à la Stephen Morris tandis que le francophone « Mes K-7 », morceau bien what the fuck (le remix Metal Chrome, Moby vs dancefloor très con et bourrin comme un coup de rein de Ron Jeremy, vaut aussi son pesant de cacahuètes) et foutrement addictif de l’album a des airs d’expériences génétiques entre un Plastic Bertrand période « Ca plane pour moi » et (encore et toujours) Stereolab. L’instrumental « Love U », plus calme, dépouillé dans sa production et sa construction, termine l’album dans une douceur électropop.
Le Summer des Manson Child est quelque part un petit cachottier. Sans être mélancolique, nostalgique ou avoir même l’air d’y toucher mais avec caractère et maturité, il traverse et se réapproprie des repères musicaux comme autant de souvenirs lumineux et symboliquement estivaux qui ont sans aucun doute façonné son propre univers. Pendant ce temps, à 9000 kilomètres de Colmar, papy Charles Manson continue probablement ses préparatifs de mariage, les yeux qui louchent sur le décolleté de sa jeunette; cette vision agitant sans doute le peu de libido qui lui reste entre les jambes comme du zeste secoué au fond d’une bouteille d’Orangina. Tout le monde a droit à son été.

Chronique par Damien Electrophone Aout 2014

Aujourd’hui on glorifie les années 90 aussi bien dans les journaux qu’à la télé. Les artistes eux-mêmes piochent sans vergogne leurs influences dans cette décennie. On ne parle même pas des groupes qui ont eu leur moment de gloire à l’époque et qui se reforment pour des raisons plus ou moins louables. Si il y a bien un groupe qu’ on ne pourra jamais taxer d’opportuniste honteux, ce sont bien les Colmariens de Manson’s Child. Car dès 1995, la musique de Manson’s Child est présente sur plusieurs compilations et le groupe est programmé en première partie d’Edwyn Collins, Shed Seven, Little Rabbits, Welcome to Julian, K’s Choice et Stereolab. Depuis, Manson’s Child n’a jamais cessé de tourner et de sortir des disques remarqués par la presse spécialisée.
Quatre ans après Monks, la bande à Mathieu Marmillot a envie d’une nouvelle virginité et désire profondément ne pas se répéter. Les premières démos sont écartées car trop ressemblantes à ce qui a déjà été fait auparavant. Le groupe se retrouve devant une page blanche sur laquelle il y a tout à écrire. Cette prise de risque confère au groupe une nouvelle renaissance qui se traduit aujourd’hui avec l’album Summer. Bien sûr, le penchant britpop de Manson’s Child n’a pas totalement disparu avec encore quelques clins d’œil à Stereolab sur The Way et le génial K7, seul morceau en français. Mais en amateur éclairé de tout ce qui a pu naître dans la Perfide Albion, Manson’s Child injecte dans sa musique des nouvelles sonorités. Derrière cette pochette très Sarah Recordienne, on découvre une nouvelle touche new wave et post-punk que l’on avait encore très peu entendue chez les Alsaciens. La basse Hookienne sur l’instrumental Gnoz ne mentira pas sur les nouvelles influences du groupe. Même chose avec Love U sur lequel les fans de New Order se reconnaîtront. No Flag nous force à nous remémorer un autre drapeau. Celui de Pink Flag de Wire.
Fort heureusement, ces toutes nouvelles influences n’ont pas fait perdre la fraîcheur et le côté catchy que l’on apprécie chez eux. Manson’s Child avance tout en se renouvelant sans perdre son identité. Dans un milieu musical où la plupart des groupes installés hésite à prendre des risques de peur de déconcerter leurs fans, l’avancé dans la continuité de Manson’s Child mérite d’être saluée.

Chronique par Olivier Henry  MERIDIAN  Mai 2014

MANSON’S CHILD – Summer – CD – 2014 Parklife Records

J’ai toujours eu un petit faible pour les alsaciens de Manson’s child Page et leur pop stereolabesque vitaminée, directe et il faut le dire assez addictive. Quand ils sont apparus au milieu des années 1990, à l’apogée de Stereolab, ils ont dû faire avec une encombrante étiquette de suceur de roues, pas forcément imméritée, les similitudes étant parfois vraiment frappantes tant au niveau mélodique qu’au niveau instrumental et même au niveau du line-up, filles aux claviers, garçons à la rythmiques et aux guitares. Mais c’était oublier que 1) ils ne boxaient pas du tout dans la même catégorie et assumaient parfaitement cette filiation (plusieurs concerts avec Stereolab ou Monade) et que 2), être inspiré a toujours eu deux sens et n’a jamais empêché de faire de bons disques bourrés de bonnes chansons. Le fait est que ça n’a jamais empêché non plus les colmariens de tracer leur petit bonhomme de chemin (une tournée de 12 dates au Vietnam en 1999) et d’être encore là, eux.

Avec ce nouvel album, le quatrième, on retrouve le quatuor en pleine possession de ces moyens, s’affranchissant de la fameuse étiquette en multipliants les atmosphères, plus rocks comme sur le très Suicide «X Ray Stopped You» ou le no-wave «Take a Trip» ou le somptueux instru «Gnoz» lorgnant sur une électro new wave bien 80’s avec son riff de basse à la Peter Hook et ses petits synthés très Jacno.

Mais quoiqu’il en soit, le groupe n’en oublie pas autant sa marque de fabrique, son graal, ces pop songs entêtantes à coup de rythmique rêche, de claviers analogiques, de lignes de basses imparables : «Summer», «The Way», «My Party» : que des tubes !

Je ne regretterai pour ma part que le morceau en français «Mes K7» qui ne fonctionne pas très bien et son KG Metal Chrome Remix qu’il vaut mieux prendre au second degré… une bonne blague potache pour auto-tamponneuses branchées, mais à des années lumières de la classe de «Passage Secret» ; et le remix de «Take A Trip» qui conclut l’album ne fonctionne d’ailleurs pas beaucoup mieux. Un problème avec les remixes moi en ce moment…

Non, de cet album et de Manson’s Child, je préfère garder le bien nommé «Love U», léger, aérien, parfaite conclusion (avant les deux remixes) à l’image d’un groupe qui, malgré les années, trace sa route au sein d’une scène locale assez dynamique. Des potes justes doués, passionnés, qui aiment de retrouver autour de leur musique et qui ne sont pas sentis obligés comme tant d’autres de laisser tomber cette activité de zazou que représente «jouer dans un groupe» ou «sortir des disques» en vieillissant.

— à Colmar, avecManson’s Child.

 

NOVÖ  Avril 2014   Emmanuel ABELA

Chez nos amis colmariens, les disques s’enchainent- déjà le sixième – mais les Pa la papa demeurent avec la même ferveur pop. Là le groupe poursuit sa quête  d’un son qui le rapproche  autant de Wire- décidemment la tonalité de la voix de  Mathieu Marmillot nous fait penser a  celle de Colin Newman – ou a Joy Division qu’à un Etienne Daho en Anglais. La fraicheur est là, la qualité d’écriture aussi dans ce disque enregistré entre la Manufacture de tabac à Colmar et le studio Downtown de Didier Houbre à Strasbourg. Alors les petits gars évoluent en toute discrétion mais avec cette belle facture new wave qui les distingue de bien des tentatives dans le domaine.

 

Chroniques  Live

Concert avec The Bewitched Hands    – Noumatrouff   Mulhouse 2012

“…et c’est donc un peu septique que les Manson’s Child sont montés sur scène, jouant le jeu, avec classe ! Leurs mélodies enivrantes ont fait vibrer les Mulhousiens et les murs du Nouma. Au programme : guitares distordues à souhait, effets sur les voix et claviers omniprésent font de leur musique un succès quasi garanti. Outre le sourire du quatuor qui joue sans batteur, on aura apprécié les morceaux «  Summer »  ou l’amusant « 18 dead Cats », narrant l’histoire d’une personne vivant avec des chats …morts !… » – L’Alsace   C.Schmitt

 

Concert avec Young Michelin  – Stimultania  Strasbourg  2011

« L’art plastique et la musique vont bien ensemble : la galerie Stimultania propose des apéro-concerts pointus. Avec Manson’s Child et Young Michelin, entre les œuvres de Peter Knapp. Dans un cadre improbable et intimiste, les groupes ont interprété des chansons un peu pop, un peu new wave, un peu electro. Dans la joie et la bonne humeur. Merci  Hiéro. Le lieu est exigu, le public très  proche des groupes, et le son un peu problématique, mais les faits sont là : le concert est d’autant meilleur que le lieu n’est pas conçu pour. Les groupes le savent et exploitent au mieux ce terrain de jeu. Ce sont les colmariens de Manson’s child qui attaquent le set : présent depuis 1995 sur la scène alsacienne, écumant les salles de concerts partout, ces « vieux de la vielle » n’ont pas pris une ride. Des sons synthétiques, des paroles simples et drôles- ils sont là, souriants, presque impassible, en combinaison et surtout prendre leur pied. Une chanson sur une fille trop fêtarde (Jenifer), une autre sans parole, place à la musique, à l’électronique … » – DNA    C.Becker

 

Chroniques Disques

« Avec les Manson’s child, la pop prend bien des détours : elle emprunte des chemins sinueux, fuzzy ou garage, avant de se révéler au grand jour dans toute sa splendeur. Dans la plus pure tradition des groupe 80’s qu’il affectionne, le groupe colmarien éprouve ses compositions sous la masse lancinante des guitares, tout en nous titillant l’oreille avec des claviers qui apportent une délicate touche colorée. Apres, si il lui arrive de revisiter le répertoire de Wire comme c’est le cas avec « 12XU », ou du groupe ami Stereolab avec « Noise of Carpet », c’est indirectement pour rappeler le cheminement qui lui permet d’approcher la mélodie parfaire. Avec grand élégance, comme en témoigne ce nouvel EP 6 titres « Monks »  –  Novo – E.Abela

« Manson’s Child réinvente sans passéisme, la pop fébrile, sobre et enlevé que jouait The Clean il y’a quinze ans ….et rappelle donc le Velvet pour les rythmes hypnotiques et les Buzzcocks pour les acrobaties mélodiques. Renversant. »  -Les Inrockuptibles – S. Deschamps

« They sound like the Feelies » – The Subtle Plague

“…ils témoignent d’une urgence rock’ and roll du meilleur effet et constitue une salutaire décharge d’adrénaline dans un univers empreint de spleen et de délicatesse » Rock&Folk – H.M

« … le quatuor français qui déploie un son robotique et poppy, s’évadant parfois vers le noise…. »  D Side – E.Hennequin

“They sound like Pavement with organ”  – Stereolab

« Le quatuor poursuit sa quête d’une pop mutante. Grace à une formule instrumentale qui met en première ligne synthé et orgue, son nouveau album six titres évolue ainsi entre ballade à l’anglaise, flambées electro po et souvenirs récurrents de la new wave. Les innovations s’appuient sur un certain classicisme pour élaborer des chansons plaisantes. » Rock&folk – H.M